On ne badine pas avec l'amour
Mieux vaudrait que vous ne confiez pas à l’IA le soin de rédiger votre discours de mariage : ce dernier encourait l’anullation, pour peu que les formules rituelles du code civil ne fûssent pas respectées. Témoin ce couple néerlandais qui avait crû bon (c’est possible aux Pays Bas en présence d’un authentique officier d’état-civil) de déléguer ladite tache à un proche : si l’alocution était emprunte de poésie, voir d’un humour de bon aloi, on s’est avisé après coup qu’elle ne recellait pas le passage quasi-tabou relatif aux obligations des époux. Résultat : un renouvellement des voeux qui ne devrait pas attendre les noces d’or souvent réservées à cet effet. Histoire de rappeler que dans « intelligence artificielle », il y a surtout artificiel ?
confiiez (s'agissant d'un subjonctif présent, le « i » doit être doublé pour qu'on ne le confonde pas avec l'imparfait de l'indicatif)
encourrait (nous sommes au conditionnel présent, et non à l'imparfait)
annulation
Code civil (majuscule)
fussent (à l'imparfait du subjonctif, l'accent circonflexe n'a cours qu'à la troisième personne du singulier)
cru bon (il est ici question du verbe croire, et non du verbe croître)
Pays-Bas (trait d'union)
état civil (pas de trait d'union, cette fois)
tâche (travail, et non salissure)
allocution
empreinte (ne pas confondre avec le verbe emprunter
voire (= et même)
recelait
quasi tabou (quasi n'est suivi d'un trait d'union que quand il précède un nom ; or, il s'agit ici de l'adjectif)
vœux (attention, « e » dans l'« o » obligatoire !)




