Jeunes mariés

< octobre-novembre 2024 (H.-S. 137) >

Attendrissant oaristys sur fonds de cataclysme guerrier : les medias n’ont eu Dieu, lors de la commémoration, en Juin dernier, du débarquement allié en Normandie, que pour ce vétérant centenaire revenu convoler en juste noce avec une jeunette du cru, de quatre-seize printemps à peine ! La joie des dix tourtereaux à quarante ans faisait plaisir à voir et plus d’un invité se seront surpris à envier leur allant, leur tonus et leur enthousiasme. La stupéfiante résiliance de notre Roméo, fringuant comme jamais dans ses fringues bleues ciel, a notemment frappé les esprits : ce serait presqu’à croire (horresco referens !) que la guerre conserve. Quand, il va sans dire, elle ne tue pas…

 

Attendrissante (si oaristys, autre mot pour idylle, était ici bien écrit, il fallait encore savoir que, comme son synonyme, il est du genre féminin)

fond (rien à voir, ici, avec un quelconque capital)

médias ou media

n'ont eu d'yeux (attention au sens !)

en juin dernier (pas de majuscule aux noms de mois, sauf en cas de personnification poétique)

vétéran

en justes noces (toujours au pluriel)

desdits tourtereaux (il ne pouvait ici être question de sexualité de groupe !)

Carentan (où ils se sont mariés ; ne venait-on pas d'apprendre qu'ils comptaient près de deux cents ans à eux deux ?)

se sera surpris (après plus d'un, le verbe est, d'ordinaire, paradoxalement au pluriel)

résilience

fringant (il s'agit de l'adjectif, et non du participe présent de fringuer)

bleu ciel (quand bien même fringue serait un nom féminin, l'adjectif composé de couleur demeure invariable)

notamment

presque à croire (presqu'île est le seul cas où le « e » final de presque puisse s'élider.)