Royal... félin !

< avril 2026 (H.-S. 147) >

Les Brittaniques devront-ils incessament entonner un God save the Cat ? Pour peu qu’il ressucitât, notre Bébel nationnal serait époustoufflé de voir la côte dont jouït actuellement outre-Manche un… chat. Moins chat de goûtière qu’Aristochat, certes, puisqu’il s’agit du pensionnaire attitré du 10, Downing Street, qui vient tout juste, toutes vibrices frémissantes, de souffler sa quinzième bougie ! Gage de stabilité dans un pays qu’ont traumatisée mort de la reine, éternels chicayas de William et Harry et relations sulfureuses de l’innénarable Andrew… Dommage qu’un tel efféminé ne joua pas ici : nos monarques républicains sont plutôt chien que chat, au risque que les lecteurs leur en gardent un… de leur chienne !

 

Britanniques

incessamment

ressuscitât

national

époustouflé

cote

jouit (pas de tréma)

vibrisses (ne pas confondre avec vibices, sillons rouges sur la peau)

qu'ont traumatisé (accord avec le pronom relatif COD qu', qui a pour antécédent le masculin pays)

éternelles (le nom chicaya, pour ne point apparaître chez Larousse ni chez Robert, est du genre féminin)

inénarrable

effet minet (que viendrait faire un efféminé dans cette galère ?)

ne jouât pas (après le tour dommage que, on ne pouvait avoir affaire qu'à un subjonctif, l'imparfait étant ici plus littéraire que grammatical !)

que l'électeur leur en garde un... de sa chienne (plutôt que les lecteurs, lesquels n'ont pas l'occasion de régler leurs comptes dans les urnes !)