Quand la folie des hauteurs coûte cher...
Y réfléchira t’on à deux fois, désormais, avant de s’en remettre à un parachuttiste pour livrer le ballon au coup d’envoie d’un match, s’agit-il d’un huitième-de-finale de la Champions Cup de rugby ? Le malheureux qui, victime d’une rafalle innopinée, s’est emberlificotté en avril dernier dans la structure du Stadium de Toulouse aura coûté à l’organisation quelque quarante minutes de retard, l’évacuation précipitée d’une partie non négligable de l’assistance et la prompte mobilisation des sapeurs-pompiers du crû. On n’entend d’ici les pisse-froids susurrer qu’un acheminement bêtement terrestre, au pis-aller assuré par une majorette callipyge, eut amplement suffi à la tache !
Y réfléchira-t-on (un « t » euphonique est toujours encadré de deux traits d'union)
parachutiste
coup d'envoi (il s'agit ici du nom, et non de la forme verbale)
s'agît (subjonctif imparfait, équivalent d'une proposition commençant par même si)
huitième de finale (jamais de trait d'union)
rafale
inopinée
emberlificoté
négligeable
du cru
On entend (aucune négation là-dedans)
pisse-froid (ou pissefroids en un seul mot)
au pis aller (pas de trait d'union dans cette locution adverbiale, au contraire du substantif un pis-aller)
eût suffi (conditionnel passé deuxième forme, et non passé antérieur)
tâche (synonyme de « besogne », ici)




