La taille ne fait rien à l'affaire
On a que trop souvent besoin d’un plus petit que soi. Ne fut-ce que d’un liliputien chihuahua pourtant peu enclin, d’ordinaire, à jouer les saints-bernards. Son maître ayant chû dans une crevasse de quelques huit mètres de profondeur au cours d’une ballade sur un glacier helvéte, les secours furent aussi tôt alertés grâce au talkie-walkie qui ne quittait jamais l’avisé promeneur. Mais cela n’aurait rien pu faire sans l’aide du cannidé, lequel, opportunément resté sur place, eût la bonne idée de s’agiter à l’arrivée de l’hélicoptère, permettant ainsi aux sauveteurs de localiser un point de chute que l’étendue dudit glacier, si non, aurait rendue difficilement repérable. Gageons que la ration de croquettes fut plétorique ce soir-là !
On n'a que (la liaison ne doit pas nous dispenser du ne de la locution restrictive)
Ne fût-ce (imparfait du subjonctif, et non passé simple : on pourrait substituer ici ne serait-ce)
lilliputien
saint-bernard ou saint-bernards
ayant chu (pas d'accent circonflexe sur ce participe passé)
quelque huit mètres (quelque est un adverbe invariable quand il signifie « environ »)
balade (il est question d'une promenade, et non d'un poème)
helvète (accent grave)
aussitôt (il s'agit ici de l'adverbe signifiant « immédiatement »)
ceux-là (les secours) n'auraient
canidé
eut (passé simple, et non subjonctif imparfait)
sinon (en un mot)
aurait rendu (accord avec le COD antéposé, à savoir le masculin point de chute)
pléthorique




