La vie est trop courte pour dicter triste !
(dictée annulée pour cause de tempête Boris, 2024)
S'il est une rivière qu'affectionne et plébiscite la gent mélomane, c'est, sans nulle conteste, la Moldau... Rien d'étonnant que notre timonier préféré l'ait aussitôt exhumée du catalogue de CroisiEurope pour la coucher en bonne et due forme sur l'agenda de ses fidèles Lecteurs Voyageurs : pour rappeler à quiconque feindrait de l'ignorer que l'orthographe est tout sauf un long fleuve tranquille (combien d'assoiffés du sans-faute ont déjà dû faire tintin !), ce cours d'eau mi-tempétueux, mi-bohème, ne constitue-t-il pas l'environnement ad hoc ? D'autant que, toute proche, se languit de votre visite la ville aux cent clochers, avec ses châteaux kafkaïens, ses ruelles zigzagantes, ses arches moyenâgeuses (le pont Charles attend !), promesse d'un ancien monde qui n'a rien à envier au nouveau, ce dernier jouît-il de l'aura d'une symphonie cotée, elle aussi composée par un Tchèque.
Gageons en tout cas que la dictée eût eu meilleure réputation si, au lieu d'être lue entre des murs lézardés par des bonnets de nuit affublés de blouses anthracite, elle avait de temps à autre bénéficié d'un cadre aussi accueillant, pour ne pas dire idyllique, que celui-ci. On aura beau palabrer jusqu'à plus soif, rien ne vaudra jamais, pour nous faire oublier le crépuscule de la langue, un bateau à aubes de la flottille strasbourgeoise !
TEST
Parmi ces cinq mots de la langue française, lesquels nous viennent du tchèque ?


